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Dix ans après : Le récit poignant d'Asalfo sur les derniers instants de Papa Wemba

Dix ans de silence brisés : Asalfo lève le voile sur les derniers instants de Papa Wemba au FEMUA

À l'occasion du dixième anniversaire de la disparition de l'icône de la rumba congolaise, A'Salfo, commissaire général du FEMUA, a rompu le silence pour livrer un témoignage inédit et bouleversant. Ce récit « minute par minute » nous replonge dans la nuit tragique du 24 avril 2016, à Anoumabo, là où la légende a « déposé le micro ».

Le dernier acte d'une légende

Il était exactement 05h00 du matin lorsque Papa Wemba est monté sur la scène du FEMUA 9. Dernier artiste programmé, il devait, sitôt sa prestation terminée, rejoindre le reste de la délégation à l'aéroport pour le volet décentralisé du festival à Korhogo.

« Comme il est de coutume au FEMUA, quand le dernier artiste monte, j’accorde mon interview à la presse pour donner mes premières impressions », se souvient Asalfo.

Alors qu'il s'entretenait avec les journalistes derrière la scène, le silence s'est soudainement abattu sur le podium. Il était 05h20.

Chronologie des faits

•05h00 : Papa Wemba monte sur scène à Anoumabo pour ce qui sera son ultime concert.

•05h20 : La musique s'arrête brusquement. Un malaise survient en pleine prestation.

•05h25 : Asalfo arrive sur le podium. Il découvre un artiste affaibli mais gardant un léger sourire.

•05h40 : L'ambulance quitte Anoumabo en direction de l'Hôtel-Dieu de Treichville.

•06h00 : À l'hôpital, le médecin annonce officiellement le décès à Asalfo en tête-à-tête.

La course contre la montre

L'urgence est absolue. Un dilemme se pose alors sur le choix de l'établissement de santé. Si Asalfo préconise la PISAM, le médecin de service opte pour l'Hôtel-Dieu, plus proche. À cette époque, l'accès rapide via le troisième pont n'était pas encore optimal pour rejoindre Cocody en pleine nuit.

Asalfo suit l'ambulance dans sa propre voiture. À l'arrivée à l'hôpital, l'atmosphère est lourde. Les musiciens et chanteurs de Papa Wemba sont déjà là, en pleurs. Pourtant, le leader de Magic System refuse encore de croire au pire : « J’ai gardé espoir, je me disais que tout pouvait arriver sauf le décès. »

« Il a décidé de partir dans tes mains »

Vers 06h00 du matin, le médecin sort de la salle de soins. Utilisant un prétexte technique — le besoin d'un défibrillateur que seule la PISAM pourrait fournir — il s'isole avec Asalfo. Ce n'était qu'un stratagème pour lui annoncer la nouvelle loin de la foule.

« Il a mis sa main dans sa blouse, a sorti la montre de Papa Wemba et me l'a tendue en disant : "Papa Wemba a décidé de partir dans tes mains." »

Dix ans plus tard, l'émotion reste intacte. Ce témoignage d'Asalfo ne fait pas que retracer des faits ; il humanise une tragédie qui a marqué l'histoire de la musique africaine, rappelant que derrière la star planétaire, il y avait un homme qui a choisi de s'éteindre sur la terre d'Eburnie, au cœur d'un festival dédié à la jeunesse et à la culture.

Source : Témoignage d'Asalfo lors de la commémoration des 10 ans de la disparition de Papa Wemba, Anoumabo, 24 avril 2026.

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Le Président Tshisekedi à Desabre : Grâce à vous, le Congo a retrouvé sa place sur la scène mondiale, et notre confiance est renouvelée pour les défis à venir

Accueil des Léopards à la Cité de l'Union Africaine (5 avril 2026)

Lors de la réception officielle organisée à la Cité de l'Union Africaine à Kinshasa, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a tenu des propos particulièrement élogieux à l'endroit du sélectionneur national, Sébastien Desabre, et de l'ensemble de l'équipe après leur qualification historique pour le Mondial 2026.

Propos adressés à Sébastien Desabre

Le Chef de l'État a publiquement salué le travail du technicien français, le qualifiant d'"architecte du renouveau" du football congolais. Voici les points saillants de son intervention concernant le sélectionneur :

•Reconnaissance du génie tactique : Le Président a loué le "génie" de Desabre pour avoir su bâtir une équipe compétitive et résiliente en un temps record.
•Gratitude pour la promesse tenue : Il a remercié le coach pour avoir tenu son engagement de ramener la RDC sur la scène mondiale, 52 ans après sa dernière participation (1974).

•Confiance renouvelée : Félix Tshisekedi a réitéré sa totale confiance en Sébastien Desabre pour conduire les Léopards durant la phase finale du Mondial, affirmant que "le Congo a retrouvé sa place" grâce à son leadership.

Déclarations générales et récompenses

S'exprimant devant les joueurs et le staff, le Président a déclaré :
« Désormais, les Léopards ne manqueront plus le Mondial. Lors du Mondial 2030 et 2034, nous serons encore là. »

En signe de reconnaissance nationale, le Chef de l'État a annoncé des récompenses exceptionnelles pour chaque membre de l'équipe :
1.Une villa (maison) en République Démocratique du Congo.

2.Un véhicule de luxe.

3.Une prime présidentielle spéciale pour marquer cet exploit historique.

Le Président a conclu en soulignant que cette victoire participe à la "consolidation de l'unité nationale" et redonne de la fierté à tout le peuple congolais.

« Une confiance réaffirmée pour Sébastien Desabre, garant de la stabilité et de l'ambition des Léopards pour les prochaines échéances mondiales »

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SPORT / RDC 

On ne va pas à la Coupe du monde pour faire du tourisme. On a une mission.

La Mission d'Aaron : Au-delà du Terrain, le Cœur des Léopards

Dans le tumulte des vestiaires de West Ham, loin de la ferveur de Kinshasa, un homme mûrit une décision qui va changer le cours de son destin sportif. Aaron Wan-Bissaka, celui que l'on surnomme "The Spider" pour ses tacles tentaculaires en Premier League, a choisi. Ce n'est pas le choix de la facilité, ni celui des projecteurs européens habituels. C'est le choix du sang, celui de ses parents, celui de la République Démocratique du Congo.

En ce printemps 2026, alors que la RDC touche du doigt une qualification historique pour la Coupe du Monde — une attente qui dure depuis plus de cinquante ans, depuis l'épopée du Zaïre en 1974 — la voix de Wan-Bissaka résonne avec une clarté nouvelle. Interrogé par la BBC sur ses ambitions avec les Léopards, le défenseur n'a pas utilisé les clichés habituels du football. Ses mots, pesés et déterminés, ont frappé les esprits :

« On ne va pas à la Coupe du monde pour faire du tourisme. On a une mission. »

Un Engagement Profond

Derrière cette phrase se cache l'histoire d'un homme qui a grandi à Londres mais dont le cœur a toujours battu au rythme du "Fimbu". Pour Aaron, porter le maillot bleu et rouge n'est pas une fin en soi, c'est un acte de responsabilité. Il ne s'agit pas de simplement figurer sur la liste des trente-deux nations, de prendre des photos dans les stades américains ou de collectionner les maillots d'adversaires prestigieux.

Pour Wan-Bissaka et ses coéquipiers de la diaspora qui ont rejoint le projet de la RDC, la mission est double :

1.Sur le terrain : Prouver que le football congolais a sa place parmi l'élite mondiale et peut rivaliser avec les plus grands.

2.Hors du terrain : Apporter une joie immense à un peuple qui vit pour le football et qui voit en ses Léopards un symbole d'unité et de résilience.

Le Poids de l'Histoire

Le récit de cette qualification, marquée par des barrages intenses contre la Jamaïque, est celui d'une rédemption. Wan-Bissaka incarne cette nouvelle génération de binationaux qui ne voient plus l'Afrique comme un second choix, mais comme une terre de conquête et de fierté.

Quand il dit « On a une mission », il parle pour les millions de Congolais qui attendent ce moment depuis des décennies. Il parle pour les jeunes de Goma, de Lubumbashi et de Kinshasa qui voient en lui la preuve que l'on peut réussir au plus haut niveau tout en restant fidèle à ses racines.

Ce n'est plus seulement du football. C'est une quête d'identité, un voyage vers l'excellence, et surtout, le refus catégorique d'être de simples spectateurs de l'histoire. En 2026, Aaron Wan-Bissaka et les Léopards ne seront pas des touristes ; ils seront des ambassadeurs, portés par le souffle de tout un peuple.

« Aaron Wan-Bissaka : Quand le Devoir Remplace le Tourisme sur la Scène Mondiale »

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